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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 01:26

 

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" Truth or Dare"

 

C’est une phrase d’accroche qui est tout le temps associée à moi. J’ai fait un film documentaire avec ce titre et depuis ça me colle à la peau comme un papier tue mouche. C’était un jeu fun, si vous êtes d’humeur à prendre des risques et je le suis souvent. Cependant vous devez jouer avec un groupe de personnes intelligentes. Sinon vous allez vous retrouver à faire des french kiss à tout le monde ou à faire une fellation à une bouteille d’évian.

   

Les gens choisissent souvent « vérités » quand c’est à leur tour car vous pouvez dire un mensonge et personne ne le saura mais quand vous dites « action » et que vous osez faire quelque chose, vous devez le faire. Et faire quelque chose d’osé est quelque chose  d’effrayant pour la plupart des gens. Et pour certaines raisons c’est devenu ma raison d’être.

   

Si je ne prends pas de risques dans mon travail ou dans ma vie, je ne vois pas très bien à quoi ça sert d’être sur terre.

 

" J'ai rapidement découvert que d'être une rebelle et une non conformiste ne faisaient pas de vous quelqu'un de trés populaire"


Ça peut sembler très extrême, mais grandir dans la banlieue du Mid West était tout ce dont j’avais besoin pour comprendre que le monde était divisé en 2 catégories : les gens qui suivent le status quo qui jouent la sécurité et les gens qui bouleversent les conventions hors des fenêtres et qui dansent sur différents sons.  J’ai décidé de me jeter dans la 2ème catégorie et j’ai rapidement découvert que d’être une rebelle et être une conformiste ne faisaient pas de vous quelqu’un de très populaire. En fait, ça crée même l’inverse. Vous êtes vus comme une personne suspecte. Un trouble fait quelqu’un de dangereux.

 

Quand vous avez 15 ans ça peut être inconfortable. Les adolescents veulent d’une part être intégrés et d’autre part être des rebelles. Boire de la bière et fumer de la weed dans les parkings lycées. Mais ce n’était pas ma conception d’ être rebelle, parce que c’était quelque chose que tout le monde faisait. Et je n’ai jamais voulu faire ce que tout le monde fait. J’ai pensé que c’était plus cool de ne pas m’épiler les jambes ou les aisselles.

 

Je veux dire par là, Pourquoi dieu nous a-t-il mis des poils partout ? Et pourquoi les hommes n’ont pas à s’épiler ? Pourquoi était-ce dans les mœurs en Europe mais pas aux US ? Personne ne pouvait répondre à ma question d’une façon à ce que ça me satisfasse. Alors j’ai poussé l’idée à son paroxysme.

 

" Beaucoup de personnes pensaient que j'étais étrange"

   

J’ai refusé de me maquiller et je me suis accrochée des foulards autour de ma tête comme des paysans russes. J’ai fait l’opposé de ce que faisait les autres filles, je suis devenue un vrai mec et je mettais les gens au défis de m’apprécier moi et ma non-conformité. Ça n’a pas vraiment marché. Beaucoup de personnes pensaient que j’étais étrange. Je n’avais pas beaucoup d’amis. Je n’avais peut être même aucun ami. Mais tout a finis par aller mieux à la fin parce que quand vous n’êtes pas populaire et que vous n’avez aucune vie sociale, vous avez plus de temps pour vous focaliser sur votre futur. Et pour moi, c’était d’aller à NYC pour devenir une vraie artiste. Me permettre de m’épanouir dans une ville de non conformistes. Faire la fête et remuer le monde et surtout être entourés de personnes qui osent. NYC n’était pas ce que je pensais. Je n’ai pas eu un accueil les bras ouverts. La première année j’ai été victime d’un rapt avec une arme. Trainée sur le toit d’un immeuble et j’ai été violée avec un couteau dans le dos et mon appartement a été cambriolé 3 fois. Je ne sais pas pourquoi je n’avais plus rien de valeur après que l’on m’ait pris ma radio la première fois.

   

Les immenses buldings et l’échelle massive de NYC m’ont coupé le souffle. Les trottoirs grésillant et le bruit du trafic et de l’électricité des gens qui se pressent autour de moi dans la rue fut un choc pour mes neurotransmetteurs. J’avais l’impression d’avoir été connecté dans un autre univers. Je me sentais comme un guerrier qui devait survivre envoyé au milieu de la foule. Le sang coulait dans mes veines, j’étais prête à survivre, je me sentais vivante. Mais j’étais également terrifiée par l’odeur de la pisse et du vomit qui embaumaient l’entrée de mon immeuble au troisième étage. Tous les SDF dans la rue. Je n’étais pas préparée à ça à Rochester dans le Michigan. J’essayais d’être une danseuse professionnelle, payer mon loyer en posant nue pour des classes d’art ; je voyais les gens qui me regardaient nue. Leur façon de penser à moi autrement que comme une forme qu’ils essayaient de capturer avec leurs crayons et du charbon. J’étais méfiante. Toujours sur le qui-vive. Mais c’était difficile et j’étais seule, je devais oser être moi-même tous les jours de garder l’envie d’y arriver. Des fois je devais jouer la victime et me mettre à pleurer dans ma boite à chaussures qu’était ma chambre avec une fenêtre en face d’un mur, regardant les pigeons qui chiés sur la façade. Et je pensais qu’on avait atteint le pire et je me demandais si ça valait la peine.

 

 

" J'ai une relation marrante avec la religion"


Mais je reprenais mes esprit et je regardais une carte postale à l’effigie de Frida Kahlo accrochée à mon mur et la vue de sa moustache me consolée. Parce qu’elle était une artiste qui n’en avait rien à faire de ce que les gens pensaient. Je l’admirais. Elle osait, les gens lui ont fait passer de sales moments et la vie aussi. Si elle avait pu le faire, je pouvais le faire. Quand vous avez 25 ans c’est un peu plus facile d’oser, plus particulièrement quand vous êtes une pop star parce qu’on attend de votre part un comportement avec de l’excentricité. J’ai donc rasé mes aisselles mais j’ai aussi portés beaucoup de crucifix en collier autant que je pouvais en porter et je disais aux journalistes lors des interviews que j’avais fait ça parce que je trouvais Jésus sexy. Ouais,il était sexy pour moi, mais je voulais aussi être provocante. J’ai une relation marrante avec la religion. Je suis une grande croyante des rites dans la mesure où ça n’empêche personne de vivre mais je ne suis pas une fan des règles. Mais on ne peut pas vivre sans qu’il y ait de l’ordre. Mais pour moi il y a une différence entre les lois et les ordres. Les règles les gens les suivent sans questionnement. L’ordre c’est ce qui vient après que les mots et les actes aient réunis les gens ensemble. Oui j’aime provoquer. C’est mon ADN, mais 9 fois sur 10 il y a une raison à ça.

   

A 35 ans j’étais divorcée et je recherchais l’amour mais au mauvais endroit. J’ai décidé que je devais être plus qu’une femme avec une dent en or et un gangster pour petit ami. Plus qu’une provocatrice implorant de ne pas aller voir leur second amour. J’ai entrepris des recherches sur la signification et le sens de la vie. Je voulais être maman, mais j’ai réalisé que c’était juste parce que j’étais une combattante de la liberté et que ça ne signifiait pas que j’étais capable d'élever un enfant. J’ai décidé d’avoir une vie spirituelle. C’est quand j’ai découvert la kabbale. Ils disent que quand l’élève est prêt, les maitres apparaissent. J’ai peur que ce cliché s’applique à moi aussi. Ce fut la prochaine période « osée » de ma vie. Au début j’étais assise au fond de la classe. J’étais souvent la seule femme. Tout le monde me regardait de manière insistante. La plupart des hommes portaient des costumes et des kippas. Personne ne me prêtait importance ou se souciait de moi, de mon bien être. Ce que disait le maitre soufflait dans mon esprit, raisonnait en moi, m’inspirait. Nous discutions à propos de dieu, du paradis et de l’enfer. Mais je ne ressentais pas le dogme religieux poussant dans ma gorge. J’ai appris sur la science et la physique quantique. J’ai lu Aramaic, j’ai étudié l’histoire. J’ai été présenté à une sage dont j’aurai pu appliquer les rites dans ma vie. Et pour la première fois les questions et le débat étaient encouragés. C’était là que je devais me trouver.

 

"Est-ce que essayer d'avoir une relation avec Dieu est-quelque chose d'osé ?"

   

Quand le monde a découvert que j’étudiais la Kabbale, on m’a accusé de rejoindre une secte. J’ai été accusé d’avoir subi un lavage de cerveau, de donner tout mon argent. Je fus accusée de toutes sortes de choses assez folles. Si j’étais devenue Bouddhiste et si j’avais mis un autel dans ma maison et que j’aurais commencé à scander « Nam-myoho-renge-kyo », personne ne m’aurait insulté. Je veux dire par là que je n’ai rien contre les bouddhistes mais la Kabbale panique les gens. Et encore aujourd’hui. Maintenant on pourrait penser qu’étudier l’interprétation mystique de l’ancien testament et essayer de comprendre les secrets de l’univers était une chose inoffensive à faire. Ça ne blessait personne. Il faut juste aller en cours, prendre des notes dans mon carnet à spirale, imaginer mon futur. Mais en fait j’étais en train de devenir une meilleure personne. Pour certaines raisons, ça rendait les gens nerveux. Ca rendait les gens fous. Est-ce que je faisais quelque chose de dangereux ? Ca m’a forcé à me poser la question, est-ce que d’essayer d’avoir une relation avec Dieu était quelque chose d’osé? Peut être que ça l’est.

 

" Encore une fois je me sentais seule"

   

Quand j’avais 45 ans, je me suis marié encore j’avais 2 enfants et je vivais en Angleterre. Je considérais que de déménager dans un pays étranger était quelque chose d’osé. Ce n’était pas évident pour moi. Ce n’est pas parce que nous parlons la même langue que nous parlons le même langage. Je ne comprenais pas pourquoi il y avait toujours un système de classe social. Je ne comprenais pas la culture des pubs. Je ne comprenais pas pourquoi le fait d’exposer clairement ses ambitions était mal vu. Encore une fois je me sentais seule. Mais j’ai laissé tomber et j’ai trouvé ma voie, j’ai appris à aimer l’esprit Anglais, l’architecture Géorgienne, le café et le pudding et la campagne Anglaise. Il n’y a rien de plus beau que la campagne Anglaise. Puis j’ai décidé que j’avais un amoncellement de richesse et qu’il y avait trop d’enfants dans le monde qui étaient orphelins ou sans des parents aimants. J’ai postulé auprès d’une agence d’adoption international, j’ai passé tous les tests, subit l’administration et j’ai attendu comme n’importe quelle personne qui veut adopter. Le destin a voulu qu’au milieu de la procédure, une femme a attiré mon attention sur un petit pays d’Afrique qui s’appelait le Malawi et elle m’a parlé des millions d’orphelins dû au Sida. Avant que tu puisses dire « Zikomo Kwambiri » j’étais à l’aéroport de Lilongwe en partance pour un orphelinat à Mchinji là où j’ai rencontré mon fils David. Et ce fut le début d’un nouveau chapitre de ma vie. Je ne pensais pas que le fait d’adopter un enfant allait être un nouveau torrent de haine. Mais je l’ai fait, j’ai été accusé de kidnapping, de trafic d’enfants, d’utiliser ma célébrité pour outrepasser les règles, corrompre le gouvernement. Certainement j’ai dû faire quelque chose d’illégal !

 

" Dans tous les cas j'ai survécu"

   

C’est une expérience qui m’a fait ouvrir les yeux. J’ai découvert un nouveau point faible dans ma vie. Je pouvais voir les gens qui voyait en moi : la simulation de la masturbation sur scène, d’afficher mon livre Sex ou encore d’embrasser Birtney Spears lors des awards. Mais j’essayais de sauver un enfant et je ne pensais pas que c’était quelque chose de répréhensible.Mes amis essayaient de me faire sortir de là en me disant que toutes les peines que j’endurais étaient similaires à celles de donner naissance. C’était un peu réconfortant.

 

Dans tous les cas, j’ai survécu et je l’ai fait. Quand j’ai adopté Mercy James, j’ai mis une armure autour d’elle. J’ai essayé de me préparer davantage. J’ai assuré mes arrières. Cette fois je fus accusée par une juge Malawite que vu que j’étais divorcée, je n’étais pas une bonne mère. J’ai fait appel auprès de la cour suprême et j’ai gagné. Ca a pris presque 1 an et mobilisés plusieurs avocats. J’ai encore eu de la merde qui en est sortie mais ça ne m’a pas atteint plus que ça. Et en regardant en arrière, je ne regrette aucun moment de ce combat. L’une des choses que j’ai appris grâce à tout ça, c’est que si vous n’êtes pas prêt à vous battre pour ce dont vous croyez, ne montez jamais sur le ring.

 

" L'idée d'oser est devenue une norme pour moi"

   

10 ans plus tard, je suis là, divorcée et vivant à NYC. Je suis béni de 4 merveilleux enfants. Et j’essaie de les faire penser plus loin que la boite. D’oser. De choisir les choses parce que sont les choses qu’il faut faire et non parce que les gens les font. J’ai commencé à produire des films et c’est probablement l’une des choses la plus stimulante et enrichissante que je n’ai jamais fait. Je construis des écoles pour filles dans des pays islamistes et j’étudie le Qur’an. Je pense que c’est important d’étudier tous les livres sacrés. Comme mon ami Yaman me dit toujours, un bon musulman est un bon Juif et un bon juif est un bon catholique et à fortiori je ne peux pas être plus d’accord. Pour certaines personnes c’est vraiment quelque chose d’osé que de penser ça.

 

La vie défile (et merci seigneur pour ça), l’idée d’oser est devenue une norme pour moi. Bien sur c’est à propos de la perception parce que poser des questions, stimulef les idées des gens et bousculer le système et défendre ceux qui n’ont pas la possibilité de le faire est devenu quelque chose de quotidien. Dans mon livre, c’est normal. Dans ma vie, tout le monde ose, s’il vous plait ouvrez ce livre.

 

Je vous mets au défi.

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Published by Madonna Gettogether - dans Interviews - Magazines - Livres
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